Animer un séminaire de fin d’année avec le théâtre

animation du séminaire de fin d'année à TJFR à l'aide du théâtre grâce à l'écriture de saynètes sur-mesure

Surprendre les salariés et leur famille lors de la soirée de fin d'année

Contexte et besoin

TJFR  est spécialiste des travaux d’infrastructure et intervient dans la France entière depuis 29 ans. Chaque année, TJFR organise une soirée à destination de ses salariés et leur famille. Cette année, TJFR souhaitait créer une animation sur-mesure pour la soirée de fin d’année pour rendre ce moment unique.

Notre réalisation

Nous avons proposé à TJFR d’animer l’événement avec la création d’un fil rouge pour la l’événement, l’animation sur scène par un comédien lors de la soirée, et 3 sketches sur-mesures écrits spécialement pour l’événement.

Ces sketches ont mis en avant de façon humoristique la politique de l’entreprises et ses orientations. Les contradictions qui traversent tous les postes et la hiérarchie sont l’occasion de rire de soi, le tout dans la bienveillance. Cette action s’est réalisée en trois étapes.

1. Entretiens exploratoires

En amont de l’événement, le comédien-consultant a mené des entretiens exploratoires avec l’équipe de Direction. Cette étape nous a permis de mieux comprendre la politique de l’entreprise à travers les anecdotes et histoires racontées par les interlocuteurs·trices. Cela nous a donné le matériel nécessaire pour l’écriture de 3 sketchs sur-mesure.

2. Ecriture de sketchs humoristiques

A la suite de ces entretiens, notre comédien a fait une proposition de 3 saynètes à l’équipe organisatrice. Nous avons ensuite demandé les retours de l’équipe afin de repréciser les saynètes pour les rendre plus crédibles et adaptées. 

3. Le jour J : animation de la soirée !

Notre équipe a animé la soirée en suivant le fil rouge souhaité par l’équipe organisatrice : « Les talents cachés de l’entreprise ». La soirée alternait les animations sur ce thème et les sketches, interprétés par deux comédien·ne·s professionnelles.

Cette action a permis à TJFR de réaliser 2 objectifs

  • Offrir aux collaborateurs·trices une soirée originale,
  • Les mettre au centre le temps d'une soirée ; prendre du recul et rire ensemble sur le quotidien et les pratiques en entreprise

Témoignage client

« Nous souhaitions simplement une prestation humoristique sur notre quotidien d’entreprise, mais il aurait été dommage de passer à côté du plein potentiel de leur équipe : Professionnalisme, Accompagnement, Adaptabilité, Disponibilité et Qualité ! Après avoir échangé avec l’équipe, nous avons fait de Théatricité un élément clé de notre soirée. Ils ont été le fil conducteur de l’ensemble de nos animations et ont permis à nos salariés de s’immerger dans l’univers de notre thème (les Talents cachés de notre entreprise). Le travail en amont et le jour J nous ont mis en confiance tout au long de la soirée. L’apport pour nos salariés : cohésion, participation à un projet commun, motivation renforcée et prise de conscience des problématiques par nos collaborateurs le tout dans une bonne ambiance. Un moyen original et efficace de faire évoluer nos équipes ! » 

Ludivine PINTOS
Assistante de Direction

Comédien·ne·s intervenant·e·s

Jean-Baptiste Sintès

manon nobili est comédienne consultante formateur chez Théâtricité et anime des ateliers de théâtre pour sensibilier former innover créer en entreprise

Manon Nobili

Animer un séminaire annuel avec une saynète sur-mesure et le Théâtre Lab !

animer un séminaire annuel avec une saynète sur mesure et un atelier de théâtre lab pour co-construire en équipe dans la bienveillance

Séminaire annuel & bilan des pratiques à l'Ecole Nationale
de la Magistrature !

Contexte et besoin

L’Ecole Nationale de la Magistrature (ENM),  est « l’unique établissement en France qui forme les futurs magistrats du siège et du parquet (…) ». Dans le cadre de la journée de séminaire national du personnel administratif de l’ENM, l’équipe organisatrice souhaitait mettre à l’honneur le logiciel de gestion des convocations et les bases de données, qu’utilisent les agents quotidiennement.

L’objectif ? Créer la surprise dans la bonne humeur, puis faire réfléchir et travailler,  en sous-groupes, sur les pratiques actuelles & futures du logiciel de façon ludique.

Notre réalisation

Notre réalisation s’est déroulée en deux temps. D’abord, l’interprétation d’une saynète conçue sur sur-mesure par deux comédien·ne·s. Puis, l’animation un atelier de co-construction grâce à notre outil de Théâtre Lab. La prestation globale a eu a eu 3 temps forts.

1. Entretiens exploratoires incognitos

En amont, le consultant-comédien, se faisant passer pour un externe, a interviewé4 collaborateur·trice·s identifié·e·s par la Direction. Cette étape avait pour objectif de mieux comprendrela façon dont est perçu le logiciel, ainsi que les problèmes et les contradictions inhérents à son utilisation. A partir de ce matériau, nous avons conçu une saynète originale humoristique sur les déboires des utilisateurs avec le logiciel. 

2. Jeu de la saynète humoristique

La saynète a été écrite, puis revue et validée avec l’équipe organisatrice. Les comédien·ne·s ont joué la scène de 10 minutes devant les 30 participant·e·s en introduction de l’après-midi du séminaire. Elle a permis a permis d’impulser un dynamisme, souvent indispensable après la pause déjeuner.

Les participant·e·s, en étant témoins de ce miroir de leur quotidien, sont entendu·e·s par l’équipe organisatrice. Il et elles sont assuré·e·s de sa bonne foi et de sa volonté de co-créer, en deuxième partie d’après-midi, le futur cadre d’utilisation du logiciel. Cette entrée en matière a créé un élément de surprise fédérateur, instauré un climat de confiance, ouvert la parole et, surtout, a lancé la thématique de l’après-midi en toute bienveillance.

3. Animation d’un Théâtre Lab

En deuxième partie d’après-midi, nos comédien·ne·s ont animé un Lab Théâtral pour faire réfléchir sur l’amélioration de l’utilisation du logiciel. 

La première partie du Lab a été consacrée à l’inventaire des freins et leviers à l’utilisation du logiciel. Immédiatement après la saynète, les comédien·ne·s ont demandé à l’assistance de commenter ce qu’elle venait de voir et d’identifier les problèmes mis en scène. S’en est suivi un débat collectif, permettant de trouver des pistes et clés de résolution à ces problématiques. À l’aide de paperboards et de post-ils, les comédien·ne·s ont organisé le débat et réparti la parole entre les différents services présents. 

Puis, un ice-breaker théâtral a permis de mettre les équipes en mouvement tout en les conditionnant à l’esprit de lâcher-prise et de créativité. 

Au cours de la deuxième partie du Lab, l’assistance a été scindée en sous-groupes. Chaque sous-groupe devait générer le maximum d’idées originales sur l’utilisation du logiciel à travers différents thèmes : l’ergonomie, le lien avec les autres outils et les nouvelles fonctionnalités à intégrer. 

Puis, réunie en plénière pour la restitution, l’assistance a choisi les meilleures idées qui s’étaient dégagées. Les sous-groupes à l’origine de ces idées ont été invités à détailler les idées sélectionnées.  

Enfin, dans un dernier temps, chaque sous-groupe a présenté ses meilleures idées avec le contexte, les risques, les champs d’application, les conditions de succès et les prochaines étapes à suivre.

Cette action a permis à l'ENM de réaliser 5 objectifs

  • Animer un séminaire de manière unique et originale grâce au jeu d'une saynète comique sur-mesure, validée avec l'ENM et jouée par 2 comédien·ne·s professionnel·le·s
  • Créer un climat de bienveillance afin de casser les non-dits et les tabous grâce à cette même saynète
  • Prouver aux participant·e·s que la Direction a bien entendu et compris les difficultés quotidiennes des salarié·e·s liées à l'utilisation de l'outil
  • Entrer dans une démarche de co-construction avec les salariés, en les mettant au coeur de la création, tout en utilisant un outil d'animation hybride et innovant, le Théâtre Lab
  • Générer des pistes concrètes et innovantes d'amélioration du logiciel qui vont servir de base de travail pour optimiser son utilisation

Témoignage client

« Je recommande fortement la prestation de ThéâtriCité pour faire avancer les représentations des services sur leur pratique et pour initier un temps d’échange et de dialogue de façon pertinente, ludique et créative. Les comédiens parviennent à mettre à distance un sujet qui peut être source de tensions pour parvenir à mieux communiquer sur des situations difficiles. Des personnes plutôt éloignées de la pratique théâtrale ont réussi à jouer le jeu des exercices d’échauffement et ont apprécié d’être pris par la dynamique de groupe. En dehors de la journée qui s’est déroulée comme prévue, la relation avec ThéâtriCité est fluide et très professionnelle. Les participants étaient persuadés d’avoir à faire non seulement à des comédiens mais également à de fins connaisseurs de nos pratiques  » 

Sandra ROUX
Cheffe du service des stages

Comédien·e·s intervenant·e·s

Jean-Baptiste Sintès

manon nobili est comédienne consultante formateur chez Théâtricité et anime des ateliers de théâtre pour sensibilier former innover créer en entreprise

Manon Nobili

Risques psycho-sociaux, la bombe à retardement

Suite au confinement et à la crise sanitaire, on entend beaucoup parler de la crise économique qui nous attend. Mais la crise s’étend au-delà : en modifiant la forme de nos relations sociales, elle remet en question notre rôle dans la société et les interactions qui en découlent.

 À mon sens, nous devrions nous concentrer davantage sur les risques psycho-sociaux (RPS) tout aussi dévastateurs pour la santé des salariés et des entreprises. Je vous propose d’analyser comment l’expérience, le senti et le ressenti des salariés peuvent nous éclairer sur le sujet. 

Un changement drastique aux lourdes conséquences professionnelles

D’une part, la crise sanitaire nous a profondément affectés dans notre vie professionnelle. Du quasi jour au lendemain, certains ont vu leur charge de travail considérablement augmenter quand d’autres l’ont vu dégringoler voire s’arrêter ; et parfois au sein de la même entreprise, du même service, générant tensions et rivalités. Les préjugés existants avant la crise ont tendance à se renforcer : « Pourquoi dois-je faire tous ces efforts alors que les autres en font beaucoup moins ? ». Le fait de moins voir ses collègues à cause du confinement a nourri l’imagination vis-à-vis du travail des autres. L’absence du spectacle du travail des autres a pu ainsi susciter un sentiment de supériorité ou d’infériorité fantasmé. Quant à ceux dont l’activité a diminué ou cessé, le risque de dépression plane : « Quelle est mon utilité si mon travail est dispensable en tant de crise ? », « Est-ce que je sers à quelque chose ? ». Au-delà de la perte de motivation, ces situations peuvent être lourdes de conséquences au moment de la reprise. Outre l’intensité, les modalités du travail ont profondément changé et de façon ultra-rapide : mesures barrières, distances à respecter, équipement, télétravail ont dû être adoptés en un temps record – ce qui, en temps normal, ferait sauter au plafond un consultant en conduite du changement. S’il existe des salariés qui se sont bien adaptés à ces changements, d’autres ont eu du mal à les réaliser, générant stress et perte de confiance en soi.

Des conséquences personnelles dont peuvent pâtir les entreprises indirectement

Porosité de la vie pro et perso

D’autre part, la crise sanitaire a bouleversé notre vie personnelle et ces changements se répercutent aussitôt sur la sphère professionnelle. On savait déjà que la porosité entre vie pro et vie perso était de plus en plus forte. Avec la crise du coronavirus, cette porosité a franchi un nouveau cap. 

En première ligne : la gestion des enfants. Les familles ont été confrontées à une situation inédite : pas d’autre choix que de rester chez soi, tous confinés au même endroit, pendant 2 mois, avec des logements parfois trop petits pour assurer de bonnes conditions de travail. « L’école à la maison » est apparue comme un second métier à assurer, déstabilisant pour certains et facteur de stress. Les parents en télétravail ont dû jongler entre des casquettes qui jadis étaient séparées par deux lieux différents provoquant des troubles inéluctables sur la concentration.

Ensuite, l’isolement des personnes seules. Le fait de ne pas pouvoir toucher / communiquer de visu avec les personnes pendant toute la durée du confinement a laissé des marques pour les salariés : irritabilité, sentiment d’exclusion, auto-dévalorisation sont des exemples de conséquences qui peuvent impacter les relations entre collègues par ricochet.

Le climat de peur alimenté par la crise sanitaire pousse à la méfiance. Inconsciemment, nous sommes devenus des menaces les uns pour les autres, ce qui peut détériorer la qualité de vie au travail. 

 

Détérioration des rapports humains

Avec le confinement, nous avons été contraints à rester chez nous. Les salariés en ont donc profité pour se concentrer sur eux, leur réseau proche et ce qui est essentiel à leurs yeux. Mais en voulant aller à l’essentiel, certains en ont oublié la politesse (posture peu attentive en visio-conférence, parler de façon très directe voire rude). 

La priorisation de « l’utile » a mis de côté des efforts qu’on faisait auparavant avec les autres pour garantir une bonne entente entre collègues. Ces efforts apparaissent à tort superficiels alors qu’ils sont garants de respect et de reconnaissance nécessaires pour le travail. 

Les interfaces numériques ont parfois mis de la distance et ne permettent pas toujours de se voir à l’écran à cause du nombre de connexions simultanées. Aussi certains salariés préfèrent couper la caméra (voire le micro) au moment de la réunion, ce qui occulte les réactions non verbales de son interlocuteur et peut donner l’impression de s’adresser dans le vide.

L’incertitude aux manettes

Depuis le déconfinement, de nouvelles incertitudes sont apparues et continuent à déstabiliser nos habitudes collectives. 

Retour en entreprise : l'importance de l'intelligence collective

Certains salariés sont même plus angoissés à l’idée du déconfinement que du confinement, voyant se multiplier les occasions de transmission du virus. Néanmoins, c’est surtout la question de la confiance qui se pose avec le déconfinement et qui risque de jouer un tour aux entreprises si elles n’anticipent pas les RPS induits. Comment puis-je savoir si les autres ont la même façon de voir les choses que moi dans l’application des mesures sanitaires ? Ce point est une source de tension qui pourrait enrayer la collaboration des équipes. 

En effet, la crise sanitaire impose de redéfinir tout : l’espace, les relations, l’emploi du temps, etc.

Bien que les entreprises mettent en place des aménagements, il reste toujours une zone de flou, à l’appréciation de chacun. Si nous sommes deux salariés debout, comment savoir que je respecte bien (partout, tout le temps) les distances barrières avec mes collègues ? Et si nous ne sommes pas d’accord, allons-nous à chaque fois sortir le mètre pour mesurer et trancher ? Impossible. C’est à l’appréciation de chacun et de tous en même temps. Dépasser ces contraintes est un vrai challenge pour les entreprises mais aussi l’occasion de travailler et développer l’intelligence collective. Les salariés doivent être incités à trouver des terrains d’entente sur l’application des règles et raisonner en terme collectif plutôt qu’individuel pour optimiser le fonctionnement du travail.  

Valoriser l'écoute et se réinventer

Il faut inventer un nouveau langage relationnel, adopter de nouveaux codes, considérés par beaucoup comme « plus froids » : plus aucun contact physique, salutations à distance, méfiance quand un collègue a touché une souris, une table, une poignée ou un stylo. La situation appelle à une hypervigilance qui peut être ressenti comme un « flicage » qui sape la confiance.

Certains salariés se sentent perdus parce qu’ils ont perdu leurs repères sur des actions élémentaires. Ils doivent réinventer la façon de les réaliser en prenant en compte les règles sanitaires : se dire bonjour, marcher au bureau, prendre l’ascenseur, aller à la cantine. Le fait de ne pas savoir est source d’angoisse et de peur.

Une autre question traumatisante pour les équipes est celle de la « dénonciation ». Quand on voit son collègue ou son supérieur ne pas respecter les distances ou les règles régulièrement et les minimiser comment faire ? Comment avertir ? Quelles preuves peut-on fournir ?

Il s’agit d’une situation qu’on retrouve dans les mécanismes de la loi du silence (« Si j’en parle à ma direction, je serais considéré comme le « relou de service », je vais détériorer la relation avec mon collègue et mes collègues n’auront plus confiance en moi…).

Il est indispensable aujourd’hui de mettre en place des dispositifs d’écoute et d’accompagnement qui luttent contre cette logique et incitent les salariés à s’exprimer quand il y a un risque.

La crise sanitaire risque ainsi d’accroître le malaise et les RPS pour les équipes fragiles où la méfiance règne. Au contraire, ceux qui auront su se saisir du moment pour renforcer l’empathie et la compréhension mutuelle en sortiront grandis.

Et vous que pensez-vous des RPS induits par la crise et la façon de les résoudre ? 

jean-baptiste sintes est comédien consultant formateur chez Théâtricité et anime des ateliers de théâtre solidaires pour sensibiliser prévenir former innover créer en entreprise et dans les collectivités locales

Jean-Baptiste SINTES

Consultant & comédien professionnel
Co-fondateur de Théâtricité

Animer des ateliers de théâtre à distance, c’est possible !

Avant la crise du coronavirus : des ateliers en présentiel

Tous les jeudis soir, de 19h30 à 21h30, notre comédienne Manon Nobili anime un atelier de théâtre pour les particuliers. Cette année, le sujet de réflexion est la place des femmes dans la société. Les 15 participant.e.s ont découvert les auteurs et autrices Ibsen, Brecht, Kelly, Liddel et Gombrowicz, mettant à l’honneur des femmes fortes, d’actions et de choix, et qui refusent le chemin qu’on leur a tracé.

Après avoir recontextualisé chaque œuvre et chaque auteur, puis fait la lecture des scènes sélectionnées par Manon, les participant.es ont choisi le ou les personnages qui l’intéressaient. L’objectif : produire un spectacle composé d’un patchwork des scènes, qui, misent bout à bout, construisent une nouvelle histoire.
En plus de leurs rôles d’acteurs et d’actrices, chaque participant.e fait partie d’un groupe de travail pour préparer la représentation finale : costume, lumière, son, mise en scène, etc.
Ces ateliers avaient lieu à La Maison de l’Ecologie à Lyon. Mais, comme tous et toutes, impactés par la crise sanitaire, nous avons dû mettre un terme à notre rendez-vous hebdomadaire. Du moins, en présentiel.

Le distanciel, une belle opportunité !

« Avant le confinement, nous étions en pleine création de spectacle. Les rôles étaient répartis entre chaque participant.e.s et on travaillait sur la création du spectacle en matière de scénographie, musique, mise en scène, son et costumes. En revanche, il restait encore un grand travail d’interprétation. »
manon nobili est comédienne consultante formateur chez Théâtricité et anime des ateliers de théâtre pour sensibilier former innover créer en entreprise
Manon Nobili
Comédienne

Il n’était pas question pour le théâtre de se laisser abattre par cette période contraignante. Manon a donc retravaillé son cours pour l’adapter à du distanciel. Chaque semaine, le rendez-vous était le même, mais le cadre a quelque peu changé, pour le mieux ! 

« Finalement, la visio donne un aspect beaucoup plus « friendly » : le temps passe différemment qu’en présentiel, où c’est toujours la course. On prend plus le temps de rire, de se raconter les nouvelles. Je leur laisse une certaine liberté : caméra ou non, certains prennent un verre, d’autres mangent. On s’autorise plus de détente ! »

Lors de chaque session, Manon fait passer les scènes une à une, composées principalement de monologues, fait ses retours, puis aux autres participant.es de compléter si besoin. 

«La méthodologie de travail ne change presque pas. Je procède de la même manière que dans mes cours en présentiel, avec tout de même une focalisation sur le jeu et le sens, et non sur la mise en scène. Le temps en plus permet aussi aux participant.es de se concentrer sur leur groupe de travail et d’avancer sur la construction du spectacle en parallèle. »

animer des ateliers de théâtre à distance c'est possible et ca marche théâtricité anime des ateliers pour accompagner les entreprises à l'après crise sanitaire du coronavirus covid 19 pour prévenir les RPS risques psychosociaux au travail atelier à la maison de l'écologie de lyon

Une représentation prévue en septembre

Pour conclure l’année, 5 jours de répétition en présentiel sont prévus avec 2h de cours quotidiens pour travailler la mise en scène, en vue de l’ultime représentation prévue le vendredi 18 septembre à La Maison de l’écologie, à Lyon, si les annonces gouvernementales le permettent.

Innovation sociale et valorisation des quartiers grâce au théâtre avec Dynacité

Une folle aventure shakespearienne pour retrouver confiance en soi et en les autres

Contexte et besoin

Dynacité, bailleur social de la région Auvergne Rhône-Alpes, mène chaque année des actions innovantes à fort impact social pour ses locataires, notamment pour améliorer la qualité d’habiter ainsi que la cohésion sociale. Dynacité souhaitait mettre en place une action sociale créative pour les locataires qui côtoient le centre social dans un quartier prioritaire de la ville d’Ambérieu en Bugey (01).

Notre réalisation

Animation d’ un atelier hebdomadaire de théâtre de 2h hébergé par le centre social Le Lavoir en vue de monter un spectacle à la fin de l’année scolaire. Le groupe était composé de locataires, d’animatrices du centre social et du directeur du territoire de Dynacité. 

Les participants ont créé leur propre version de « Roméo et Juliette » adaptée à leur quartier avec des références locales (Roméo venant d’une famille de cheminots et Juliette d’une famille de militaires vivant sur les hauteurs de la ville). 

Toute l’année, un comédien les a guidé pour construire leur version originale de la pièce de Shakespeare, la répéter et la représenter à la fin de l’année scolaire devant tous les habitants de la ville lors de la fête de quartier

Les participants ont gagné énormément en confiance en eux, ce qui a permis à certains un retour plus facile à l’emploi. L’action a permis aussi à des jeunes retraités ou personnes avec une invalidité avec peu de moyens de sortir de l’isolement, de se sentir valorisé
et de les réconcilier avec leur quartier

Cette action d’innovation sociale et de valorisation des quartiers a permis
la réalisation de 4 objectifs principaux :

  • Permettre aux locataires, aux travailleurs sociaux et au personnel de Dynacité de se rencontrer différemment,
  • Permettre à des populations ayant un accès difficile à la pratique du théâtre de s'initier et se découvrir un potentiel d'acteur,
  • Permettre aux participants une réinsertion en gagnant en confiance et en compétences grâce aux techniques professionnelles du théâtre,
  • Proposer un spectacle culturel à des populations dépourvues de culture pour des raisons géographiques, physiques ou sociales.

Témoignage client

« Nous renouvelons et nous renforçons notre partenariat avec Théâtricité. Ce projet culturel à destination des locataires Dynacité permet de rendre le théâtre accessible à tous et de favoriser les échanges, les rencontres

Au-delà des ateliers hebdomadaires menés conjointement avec le Centre Social, c’est une expérience humaine qui se dessine au fil du temps avec les habitants et les partenaires. 

L’animation est assurée par une équipe professionnelle et engagée. Nous avons tous hâte de découvrir les prochaines réalisations, tant l’édition 2019 fut un franc succès ! » 

Sébastien PETIT
Responsable Développement Social et Innovation

Comédiens intervenants

Jean-Baptiste Sintès

manon nobili est comédienne consultante formateur chez Théâtricité et anime des ateliers de théâtre pour sensibilier former innover créer en entreprise

Manon Nobili

Et si les mesures sanitaires devenaient nos partenaires de jeu ?

Qui a dit que les mesures sanitaires devaient être seulement des contraintes ? Je crois qu’il est possible de changer de regard sur ces mesures, aujourd’hui indispensables dans la lutte contre le COVID-19 

Se défaire du sentiment d'obligation

Le caractère obligatoire des mesures sanitaires nous perturbe : puisqu’elles nous sont imposées, nous ressentons l’étrange impression qu’elles vont être lourdes, pénibles et compliquées. Cette sensation donne aux mesures sanitaires une connotation négative. Elle rappelle les temps de l’enfance où nous devions suivre les protocoles d’hygiène « pour notre bien ». 

 

Je m’arrête un instant sur une contradiction fondamentale : « pour notre bien », qui, malgré ses bonnes intentionsne fonctionne pas efficacement comme méthode de conviction. Pourquoi nous sentons-nous éloignés d’une intention si louable ? Notamment parce que les êtres humains réagissent beaucoup plus volontiers à court terme qu’à long terme. Un bonheur hypothétique accessible à long termesi tout le monde respecte les règles, peine à résister face au désir immédiat d’enlever son masque par temps de chaleur 

Jouer sur le cadrage

Notre trajectoire peut être vue comme un chemin sur lequel nous rencontrons un ou plusieurs obstacles. Nous pensons que nous n’avons qu’un seul choix pour avancer : contourner l’obstacle, « faire avec ». Or, il est possible de se servir de l’obstacle comme d’un tremplin qui nous guiderait vers un chemin moins linéaire et plus créatif. 

Il faut alors changer le « cadrage ». Changer cette perception rébarbative que nous avons des mesures sécuritaires en une vision qui attire notre attention. 

L’effet de « cadrage », selon les théories de psychologie sociale, est un biais cognitif qui montre à quel point nos comportements et nos décisions dépendent de la façon dont les consignes sont formulées (le cadre). L’effet de cadrage a été analysé pour optimiser les campagnes de prévention1 (sensibilisation sur la sécurité routière par exemple) et montre que notre cerveau réagit plus fortement quand : 

  • On met en avant le danger plutôt que l’utilité  « XX% des personnes qui sont décédées du Covid n’ont pas porté de masque » est plus efficace que « XX personnes sauvées chaque jour grâce au port du masque »)  
  • On accompagne le message d’une imageEn effet, un texte seul attire beaucoup moins l’attention que s’il est accompagné d’une image. Cette image peut être fixe mais elle peut aussi bouger (c’est le cas de la vidéo) et même bouger à côté de nous sans l’intermédiaire d’un écran (c’est le cas du théâtre) 

Pour rendre le respect des mesures sanitaires plus stimulant, une des techniques est de repenser le cadre de transmission du message. Sortir de cette logique purement informative réglementaire peut faire naitre de nouvelles idées créatives qui dépassent la contrainte en se l’appropriant. 

Faire jaillir la créativité

Des initiatives ont essaimé pendant cette période pour rendre les mesures sanitaires plus créatives. Par exemple, le Tissu Solidaire2 propose aux individus et aux entreprises des masques au design original tout en soutenant la réinsertionLe masque devient alors aussi un objet personnel renforçant son identité et son style mais également porteur de valeurs (par exemple la valeur d’engagement social).  

 

Parmi les initiatives originales, lthéâtre est un excellent outil de créativité puisqu’il permet de jouer sur les deux tableaux que nous avons identifiés précédemment :  


  • Le danger plutôt que l’utilité 
  • L’image plutôt que le texte 
comment former sur les mesures sanitaires du covid 19 , trouver des idées originales pour sensibiliser aux gestes barrières en entreprise

Sensibiliser au danger grâce au théâtre

Pour sensibiliser efficacement aux mesures sanitaires, on peut représenter le danger sur scène. Depuis l’Antiquité, le théâtre permet de purger les passions des spectateurs. En représentant des actions sur scène, les spectateurs ont l’impression de les vivreC’est ce qu’on appelle la catharsis. L’effet cathartique du théâtre permet donc d’expérimenter des conséquences tragiques sans à avoir à les vivre « pour de vrai ».  

 

Appliqué à la crise sanitaire, des saynètes peuvent mettre en scène le nonrespect des mesures sanitaires et les effets désastreux que cela engendre pour l’individu et ses collègues. Des effets dont il n’aurait pas réfléchi auparavant et qui seront d’autant plus forts qu’ils seront restitués sous la forme d’images fortes vivantes devant ses yeux. 

Le théâtre comme pédagogie mimétique : montrer plutôt expliquer

Nous l’avons dit précédemment, l’explication est laborieuse et nous renvoie inconsciemment à notre passé d’enfant jalonné de multiples règles à respecter. Pour s’en défaire, il faut capitaliser sur la puissance de l’image vivante 

Le théâtre permet une distanciation impossible dans la vie de tous les jours : les acteurs jouent des personnages qui ne sont pas nous et qui pourtant nous ressemblent étrangement. En étant témoin de comportements familiers mais qui ne lui sont pas directement imputables, le spectateur peut rire de l’absurdité de certaines situations dans lesquelles il se reconnaît. Par le truchement d’une confrontation distanciée (c’est l’acteur qui s’engage), le spectateur est invité à une réflexion plus poussée que la simple lecture de consignes de sécurité. Il lui offre un nouveau cadre qui lui permet de se remettre en question de façon subtile.

Enfin, le théâtre est à considérer comme une source de créativité positive en regardant avec humour la contrainte : garder une certaine distance physique permet de se faire de grands gestes et ainsi de communiquer davantage avec les mains, mettre du gel hydroalcoolique peut être une façon moderne de se masser les mains, se dire bonjour à distance peut devenir un moyen de réinventer de nouveaux « checks » à distance pour se saluer de façon originale 

 

Montrer, via la représentation théâtrale, un individu qui s’émancipe de la contrainte est plus efficace que de dire simplement « c’est possible ». 

 

Plus qu’une contrainte, mettre un masque peut être une occasion de se prendre pour un héros masqué, et peut-être à force d’y croire, d’en devenir un pour de vrai

jean-baptiste sintes est comédien consultant formateur chez Théâtricité et anime des ateliers de théâtre solidaires pour sensibiliser prévenir former innover créer en entreprise et dans les collectivités locales

Jean-Baptiste SINTES

Consultant & comédien professionnel
Co-fondateur de Théâtricité

Théâtricité : pépite de la région Rhône-Alpes !

Carenews met à l’honneur les initatives ESS de la région Rhône-Alpes…

…et Théâtricité fait partie des 8 pépites ❤️

L’ESS, ou l’Economie Sociale et Solidaire, regroupe les entreprises et les organisations qui cherchent à concilier activité économique et équité sociale.

Voici les 7 autres petites pépites que vous retrouverez dans l’article :

  • Tissu solidaire, avec l’insertion professionnelle et sociale de migrants, pour une société toujours plus inclusive !
  • Hameaux Légers, avec l’accompagnement d’écohameaux réversibles et accessibles financièrement,
  • Vert’Autis, avec l’accompagnement vers l’emploi des personnes avec des troubles autistiques grâce à l’aménagement et l’entretien d’espaces verts,
  • Minéka, avec la  démocratisation de la pratique du réemploi de matériaux dans la construction,
  • Aidadem, avec des services à la carte pour soutenir et aider les personnes en ayant besoin lors d’un changement de lieu de vie,
  • Art Ski Tech, avec le recyclage et réemploi des snowboards et skis trop vite abandonnés après la saison hivernale,
  • I-Boycott, (qu’on ne présente plus) avec via une plateforme collaborative, des campagnes qui appellent à combattre les pratiques de certaines entreprises en arrêtant d’acheter leurs produits.

Merci à Carenews de s’intéresser à ces pépites sociales nées dans la région Rhône-Alpes !

Le théâtre au service de l’insertion professionnelle

Nos interventions dans deux Foyers Jeunes Travailleurs Parisiens

Cette année scolaire 2019-2020, nous avons animé des ateliers dans deux Foyers Jeunes Travailleurs (FJT) : Emmaüs-Habitat Beaucour Permanence Accueil, et Chaillot-Galliéra, à Paris.

Nos objectifs en intervenant dans ces deux FJT étaient, d’une part, de favoriser un accès à la culture en travaillant des textes d’auteurs, et d’autre part, de mettre à profit les techniques professionnelles du théâtre à des fins de (ré)insertion professionnelle. Le théâtre était une grande première pour ces jeunes, tous agés entre 18 et 26 ans.

Foyer Beaucour Permanence Accueil

Nous avons commencé l’année en travaillant sur des exercices permettant d’améliorer la confiance en soi et de créer une énergie de groupe. Puis, nous avons fait des exercices d’improvisation sur des thèmes qui leur tenaient à cœur, comme celui des femmes dans le monde du travail. Ces thèmes ont été appuyés de textes d’auteurs contemporains, qui abordent les problématiques du travail et de l’argent, tels que Falk Richter.

Intervention FJT Beaucour atelier théâtre insertion professionnelle improvisation monde du travail

Les monologues axés sur le thème de la jeunesse, du travail et de l’argent ont été filmés par un vidéaste professionnel. Les participants ont donc pu garder une trace indélébile de leur travail. La traversée de leur monologue leur a  permis d’appréhender d’une manière plus sereine leur prise de parole en public, posture et partage de l’espace, qui sont des savoirs et savoirs-être indispensables dans le monde du travail.

FJT Chaillot-Galliéra

Avec les jeunes filles du FJT Chaillot-Galliéra, l’exercice était tout autre. A travers des entretiens individuels et des exercices d’improvisation nous avons abordé les thèmes de la charge mentale, du travail, de l’argent, de la famille et de la sexualité.  

Un spectacle écrit sur-mesure

Sur la base de ces témoignages, notre comédienne Manon Nobili a écrit une courte pièce sur la place des jeunes femmes dans la société.

Ensuite, les jeunes femmes se sont appropriées ce texte, et ont foulé les planches d’une salle de spectacle à Paris (Espace Beaujon dans le 8ème arrondissement), le 12 Février 2020, pour la première fois de leur vie.

Une expérience unique et mémorable

Création de pièce sur base de témoignage jeune femme FJT Chaillot-Galliéra pour insertion professionnelle

La représentation était ouverte au public. Ce fût une expérience magique : les participantes ont été très fières d’elles et de leur travail. Ainsi, le théâtre a permis de les réunir, d’être ensemble et d’exprimer leurs émotions.

Le théâtre unit, et devient un lieu de partage, grâce à l’échange entre tous les intervenants.

Cette collaboration théâtrale avec les FJT et la représentation furent un succès à tous les niveaux. C’est pourquoi les participantes n’oublieront jamais cette expérience ! En effet, cela leur a permis d’acquérir certaines clés, comme la confiance en soi et l’aisance à l’oral, outils indispensables pour leur future insertion professionnelle.

Extrait de la pièce : « à quoi rêvent les jeunes femmes » jouée le 12 Février 2020 à l’Espace Beaujon (Paris 8ème) :

J’aurais voulu pouvoir voyager dans le monde entier parce que je pense
que c’est bien de découvrir de nouvelles cultures.
J’aurais voulu être accompagnée de quelqu’un
qui partage la même passion.
J’aurais voulu pouvoir parler des différentes langues
J’aurais voulu ne pas me juger
J’aurais voulu ne pas être jugée
J’aurais voulu que les études n’existent pas
J’aurais voulu être pilote de ligne pour pouvoir voyager dans le monde
J’aurais voulu faire plaisir aux gens
J’aurais voulu faire ressentir des émotions par l’art
J’aurais voulu
J’aurais voulu
J’aurais voulu 

« Le théâtre peut changer la vie »

Une interview de Jean-Baptiste Sintès, par Mag2Lyon

A l’occasion de son numéro spécial « Economie Sociale & Solidaire », le mensuel Mag2Lyon, acteur de la région Rhône-Alpes, nous met en lumière grâce à l’interview de Jean-Baptiste Sintès. Découvrez comment le théâtre peut changer votre vie !

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Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées – SEEPH 2019

Nous avons eu le plaisir d’effectuer une sensibilisation au Handicap lors de la SEEPH 2019 . Voici quelques exemples de ces interventions :

Sensibilisation au Handicap lors de la SEEPH au Conseil Départemental du Loir-et-Cher.

Changeons de vision sur les situations de handicap au travail ! Le Conseil Départemental du Loir-et_Cher a souhaité participer à l’évolution des regards sur les situations rencontrées au travail.
Des sessions de Théâtre Forum ont été animées pendant 3 jours à Blois, Romorantin et Vendôme.
Des saynètes écrites sur-mesure, sur la base d’entretiens exploratoires, ont été jouées par 2 comédiens professionnels devant les agents de collèges, MDCS et centres d’exploitation du département.
Ensuite des échanges ont eu lieu avec le public sur la situation jouée puis des volontaires sont venus jouer avec l’un des comédiens leur propre solution à la situation

Sensibilisation au handicap lors de la  SEEPH chez Grand Lyon Habitat.

Casser les préjugés sur les handicaps invisibles et ouvrir le dialogue ! GrandLyon habitat a proposé, toute la semaine, des saynètes de théâtre à ses collaborateurs pour casser les préjugés sur les handicaps invisibles et ouvrir le dialogue.
Nos comédiennes ont joué sur 3 journées, une saynète écrite sur-mesure dans chaque site de Lyon/Vénissieux et Vaulx-en-Velin, et pour le siège à chacun des 7 étages, suivie d’un petit débat avec les participants.